A Propos de Thierry Magne

Thierry Magne

De ses premiers enregistrements sonores en 1987 à ses dernières créations en 2021, il y a toujours chez cet artiste une poésie tendre mêlée d'une révolte permanente qui alimente une lucidité sans faille.

Il aime s'imprégner d'endroits magiques comme le Père Lachaise ou les cathédrales, respirer l'odeur des p'tits cafés et marcher dans l'hiver en longeant le quai de Valmy, tout cela avec une certaine mélancolie et l'extrême solitude dans des yeux de pluie, pluie qu'il affectionne et qui l'aide à créer, comme Simenon, comme Melville à qui il rend hommage.

Sa révolte est née en 1978 lorsqu'il fut objecteur de conscience et qu'il resta quelques jours au cachot de la base militaire de Lunéville dans l'est, d'où ses chansons "Le tango d'la politique", "Les révoltés" ou "Faut s'marrer" et plus dernièrement "Démocratie", un véritable pied de nez à cette société qui impose ses interdits et qui dicte sans cesse ce qu'il faut faire.

A une journaliste qui lui demandait de se définir humainement et sentimentalement, Thierry Magne avec beaucoup d’humour lui répondit dans un éclat de rire général en studio : « J’ai l’affection d’un chien, et l’indépendance d’un chat ».

Thierry Magne est dans la marge, a une carapace qui lui permet de n'avoir peur de rien ... Ni même de la mort car il dit avec une certaine ironie (extrait d'une émission à France Inter) « Il ne faut pas être attaché à la vie car la vie n'est pas forcément attachée à nous ... Alors, soyons téméraires et vivons sans limites ... Sans être assis mais toujours debout ! ».

Le saviez-vous ?

Thierry Magne fut pilote de courses automobiles de 1975 à 1981, et participa à 117 épreuves. Un accident le lundi de Pâques 1981 interrompit sa carrière lorsqu'il pulvérisa sa monoplace lors d'un accident pendant la course ...

N’ayant jamais eu d’aides financières pour assouvir ses passions, Thierry Magne cessa de piloter faute d’argent pour acheter une nouvelle voiture de course. Ayant appris le piano sur le tard (en 1977), il commença à composer ses premières chansons... Et comme pour le sport automobile, la chanson nécessite de gros budgets... De ce fait, pendant 22 ans, il n’hésitera pas à travailler pour une banque la journée, avant d’enchaîner dans un bar de nuit mythique, dont il a consacré une chanson « Le Dix »... sans oublier les week-ends où il ne pilotait pas, il faisait les marchés...
Entre 1987 et 1994, il travailla parallèlement dans le commerce du jouet et des vélos... des journées et des nuits bien remplies, et des kilomètres avalés aussi...

Voici quelques photos de l'époque

Circuit de Nogaro en 1981

(voiture n°37)

Circuit de Dijon en 1980

Circuit ultra rapide de Rouen les Essarts en 1979

Concentration maximum avant le départ...

Rouen les Essarts en 1979

Prêt à l'attaque...

Folembray (Aisne) en 1978

Séance d'essais

Magny-Cours en 1978